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Comment surmonter le deuil de son animal de compagnie?
Les émotions possibles, des gestes pour prendre soin de soi et les signes qu’il est temps de demander du soutien.
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L’attachement, les habitudes et le regard des autres : comprendre la force de cette peine pour mieux l’accueillir.

La perte d’un animal de compagnie est si douloureuse parce que le lien qui nous unit à lui est un véritable attachement, au sens où les psychologues l’entendent. Il était présent chaque jour, il dépendait de nous, il nous offrait une affection sans condition. Sa disparition touche à la fois le cœur, les habitudes et parfois l’image que l’on a de soi. Cette peine n’a rien d’excessif : elle mesure ce qu’il représentait.
En psychologie, la théorie de l’attachement, développée par John Bowlby, décrit les liens qui nous procurent un sentiment de sécurité et de réconfort. Des chercheurs qui étudient la relation entre les humains et les animaux ont observé que plusieurs propriétaires vivent avec leur animal une relation qui présente ces caractéristiques : on cherche sa présence, il nous apaise, son absence nous inquiète.
Plusieurs éléments expliquent la force de ce lien :
La mort d’un animal laisse un vide à des moments très précis de la journée. Le bruit des griffes sur le plancher, l’heure du repas, la promenade du soir, le poids sur les pieds au moment de dormir. Chacune de ces habitudes rappelle son absence, parfois plusieurs fois par jour.
Ce bouleversement est d’autant plus fort que la vie s’organisait autour de lui. Une personne qui vit seule, une personne âgée dont le chien rythmait les sorties, une famille dont les enfants ont grandi avec le chat : pour eux, ce n’est pas seulement un être aimé qui disparaît, c’est une structure de vie.
Plusieurs facteurs peuvent rendre la peine plus vive :
Deux membres d’une même famille peuvent vivre la même perte de façons très différentes. L’un pleure beaucoup, l’autre semble indifférent mais dort mal. L’un veut adopter tout de suite, l’autre ne supporte pas l’idée.
Ces différences dépendent de la relation que chacun avait avec l’animal, de son histoire personnelle, des pertes déjà vécues, de sa façon d’exprimer ses émotions, et de ce qui se passe ailleurs dans sa vie. Aucune n’est plus juste qu’une autre. Comparer les peines, ou les hiérarchiser, n’aide personne.
Les réactions émotionnelles varient selon les personnes et les circonstances du décès. Les émotions ressenties pendant le deuil animalier peuvent évoluer avec le temps.
Quelques pistes peuvent aider à y voir plus clair :
Dans ces moments, la présence et l’écoute de l’entourage sont parfois précieuses. Le soutien que peuvent apporter les proches peut prendre la forme de gestes simples.
Si la peine reste très lourde après plusieurs semaines, ou qu’elle vous empêche de fonctionner, n’hésitez pas à en parler à un professionnel. Au Québec, le 811, option 2 (Info-Social), permet de parler gratuitement à un intervenant, jour et nuit.

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