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Comment surmonter le deuil de son animal de compagnie?
Les émotions possibles, des gestes pour prendre soin de soi et les signes qu’il est temps de demander du soutien.
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Les mots à employer selon son âge, les réactions possibles et des façons de l’associer aux adieux.

Pour accompagner un enfant après la mort de son animal, dites-lui la vérité avec des mots simples, écoutez ses questions et laissez-le exprimer sa peine à sa façon. Évitez les formules floues comme « il s’est endormi » ou « il est parti ». Pour beaucoup d’enfants, la mort d’un animal est le premier contact avec la perte : la manière dont les adultes l’accompagnent compte beaucoup.
Choisissez un moment calme, sans être pressé, dans un endroit familier. Asseyez-vous à sa hauteur.
Utilisez le mot juste : « mort ». Il peut sembler dur, mais il est plus clair que les euphémismes. Un enfant à qui l’on dit que son chien « s’est endormi » peut avoir peur d’aller au lit. S’il est « parti », il peut attendre son retour.
Expliquez ce que veut dire mourir, simplement : « Son corps a arrêté de fonctionner. Il ne respire plus, il ne mange plus, il n’a plus mal. Il ne reviendra pas. »
Dites ce qui s’est passé, avec un niveau de détail adapté à son âge. Si l’animal a été euthanasié, vous pouvez expliquer que le vétérinaire l’a aidé à mourir sans souffrir, parce qu’il était trop malade pour guérir.
Adaptez-vous à son âge :
Ces repères sont généraux. Chaque enfant est différent, et son tempérament compte autant que son âge.
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction. Un enfant peut :
Ces réactions sont généralement normales. Les enfants vivent souvent leur peine par petites doses, entre deux moments de jeu.
Les enfants comme les adultes peuvent éprouver des émotions variées après une disparition. Les différentes réactions au deuil animalier méritent d’être accueillies sans jugement.
Répondez honnêtement, et brièvement. Si vous ne savez pas, dites-le : « Je ne sais pas, mais on peut y penser ensemble. »
Quelques questions fréquentes :
Les enfants s’expriment souvent mieux avec leurs mains qu’avec des mots :
Montrez aussi votre propre tristesse. Voir un adulte pleurer, puis se consoler, apprend à l’enfant que la peine se vit et passe.
Un moment d’adieu aide souvent l’enfant à comprendre que la mort est réelle, et à dire au revoir. Il doit rester facultatif : proposez-le, sans l’imposer.
Quelques idées pour l’associer :
Lorsque l’enfant souhaite participer à un moment de souvenir, une cérémonie d’adieu adaptée à la famille peut lui offrir un espace pour exprimer ce qu’il ressent.
Au Boisé des Compagnons, à Sainte-Sophie, l’Expérience autonome permet aux familles de disperser elles-mêmes les cendres de leur animal, à leur rythme. Les enfants peuvent y participer : verser une poignée de cendres au pied d’un arbre est un geste qu’ils comprennent.
Si, après plusieurs semaines, la peine de votre enfant ne diminue pas, s’il a peur de façon persistante de mourir ou de vous perdre, s’il se replie sur lui-même ou si ses résultats scolaires chutent, parlez-en à son médecin, au psychoéducateur ou au psychologue de son école. Au Québec, le 811, option 2 (Info-Social), peut aussi vous conseiller, jour et nuit.

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